Le PPCR : bonne nouvelle pour nos salaires ?

Le PPCR : bonne nouvelle pour nos salaires ? - SNCL-FAEN

Le travail ministériel sur les Parcours Professionnels de Carrières et de Rémunération (PPCR) dans la fonction publique est en passe d’aboutir. Passé à l’unilatéral l’hiver dernier par M. Valls, cette refondation des carrières de fonctionnaires devrait faire sentir ses premières mesures dès la rentrée prochaine. Elles s’étaleront jusqu’en 2020. Le PPCR inclut beaucoup d’aspects qui vont sans doute profondément changer nos évolutions de carrière en termes d’évaluation, de rémunération, de reconversion :

 

  • Au niveau du parcours des échelons, nous devrions assister à un resserrement des écarts de salaires entre parcours à l’ancienneté et parcours aux choix ou grand choix, pouvant aller jusqu’à un rythme d’avancement unique pour tous, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux échelons, 

 

  • Un accès généralisé à la hors-classe est prévu et au-delà un nouveau «3e grade» devrait voir le jour, accessible pour les agents ayant rendu des services exceptionnels. Dans l’Education nationale, son accès pourrait être facilité pour les agents ayant exercé en éducation prioritaire ou ayant accepté d’être tuteurs.

 

  • Une revalorisation indiciaire généralisée est à prévoir, surtout pour les premiers échelons. En moyenne, l’augmentation pourrait être de 15 points (soit environ 90 euros), mais elle passerait par l’intégration dans le salaire de base d’un certain nombre de primes (voir article page suivante).

 

  • Une réforme de l’évaluation est en conséquence inévitable, notamment pour les enseignants. Elle devrait s’orienter vers une évaluation-conseil, dont le bilan ouvrirait des perspectives de réorientation. Il pourrait s’agir de deux rendez-vous de carrière au niveau du 6e et du 8e échelon, gardant pour l’inspecteur la possibilité d’accorder à l’agent inspecté une accélération de carrière allant de 1 à 12 mois.

  

Le SNCL-FAEN sera très vigilant face à toutes ces dispositions et vous tiendra régulièrement informés

La réforme du collège vue par le SNCL sur littoral.FM !

La réforme du collège vue par le SNCL sur littoral.FM ! - SNCL-FAEN

 Les congressistes du SNCL ont profité de leur présence à Canet-en-Roussillon lors de leur congrès national 2016 pour faire connaitre leur point de vue sur les ondes !

Jordi Carbonnell (secrétaire académique du SNCL - Montpellier) et Norman GOURRIER (secrétaire académique du SNCL - ROUEN, chargé de communication et secrétaire général adjoint du syndicat) étaient les invités ce mois-ci de la radio du sud littoral : littoral F.M. vous pouvez retrouver une partie de leur interview sur le lien suivant :

LE SNCL FAEN : "Réformer l'éducation"

Le SNCL a fait son congrès national 2016 !

Le SNCL a fait son congrès national 2016 ! - SNCL-FAEN

Le SNCL FAEN a tenu son congrès national au début du mois de mai 2016. C’est l’académie de Montpellier qui a cette année accueilli les congressistes pendant trois jours. De nombreuses propositions de modifications de motions faites par les sections académiques ont été approuvées pendant les débats. Vous pourrez prochainement consulter ces nouvelles motions sur notre site internet.

De grandes mises à jour ont été faites, notamment à propos des GRETA, des AESH ou encore de la formation initiale. Les motions serviront de nouveau cadre revendicatif au SNCL pour les trois années qui viennent.

Le Congrès National a également élu un nouveau Bureau national de 12 membres, et reconduit à sa tête notre secrétaire général, Jean-Denis Merle.

 

Sur la photo (de gauche à droite), les membres du nouveau Bureau national :

Sophie Coquilhat Brocq de Haut

(Bordeaux)

Non titulaires

Pascal Ollier

(Lyon)

Lycée LEGT

Réforme et fonctionnement

Marc Allès

(Toulouse)

Collège

Réforme et fonctionnement

Jordi Carbonell

(Montpellier)

Secteur Post-bac

Sophie Mallet

(Créteil)

Mémento

Textes officiels

Vincent Vernet

(Strasbourg)

PEGC

ECOM

Edward Laignel

(Caen)

Agrégés – Certifiés

P.EPS - PLP

Norman Gourrier

(Rouen)

Communication

Secrétaire général adjoint

Jean-Denis Merle

(Orléans-Tours)

Dossiers SNCL

Secrétaire général

Christophe Cléry

(Amiens)

Formation continue des adultes

Christine Jacquet

(Créteil)

Trésorerie

Teddy Tancons

(Guadeloupe)

Stagiaires

 

Merci à tous les contributeurs !

 

Collège : que disent les pionniers de la réforme ?

Collège : que disent les pionniers de la réforme ? - SNCL-FAEN

Depuis septembre 2015, 34 collèges « avant-gardistes » de l’académie de Toulouse expérimentent la très controversée réforme du collège qui devrait officiellement entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Nul doute qu’en réalisant ce bilan après une année de mobilisation d’une majorité de professeurs qui continuent à en demander le retrait, le ministère de l’Education nationale chercherait à la présenter sous un jour favorable. Contre toute attente, et avec quelque habileté, les difficultés ne sont pas niées.


Le rectorat de l’académie de Toulouse met en avant un jugement globalement positif et insiste sur l’apport des EPI pour les élèves (amélioration de l’estime de soi) sans nier que certains d’entre eux peuvent éprouver des difficultés à s’adapter.


Comme de bien entendu, on vante la plus grande liberté pédagogique des professeurs tout en relevant la nécessité d’harmoniser les pratiques (notamment sur l’évaluation).


Les relations professionnelles dans l’établissement seraient grandement améliorées avec un plus grand rôle joué par l’équipe éducative (CPE, documentaliste) et le renforcement du rôle du chef d’établissement qui devient le « chef d’orchestre ».


Enfin, cerise sur le gâteau pour le rectorat « les parents sont ravis ».


On l’aura noté : rien sur les progrès des élèves ni sur l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Au contraire. Tous relèvent la nécessité d’un lourd travail de préparation concerté, de « tâtonnements » et du besoin d’un accompagnement soutenu…qu’ils n’ont pas trouvé.


Si le rectorat retient l’apport des EPI sur la créativité et l’innovation des professeurs qui se sont impliqués, nous préférons souligner le côté ultra artificiel de certains EPI qui n’apportent rien aux élèves en termes de connaissances, la difficulté à trouver l’adéquation avec certains programmes, la bonne volonté , voire l’abnégation demandée aux professeurs pour lesquels les si nécessaires heures de concertation ne sont prévues nulle part.


Nous voyons clair au travers de ce bilan alibi : il s’agit tout simplement de vanter la réforme et inciter les plus rétifs des enseignants à s’y impliquer au risque de ne se baser sur aucune trace objective mais uniquement sur du ressenti. Autant dire du vide.