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Réforme du collège : non à la formation

Réforme du collège : non à la formation - SNCL-FAEN

La ministre s’enferre dans sa volonté de faire passer sa réforme coûte que coûte, c’est-à-dire malgré l’opposition de près de 80 % des enseignants. De son côté, le SNCL-FAEN, est bien décidé à en obtenir l’abrogation.

 

 

Pendant que se poursuit ce « bras de fer », des « formations » pour mettre en place cette réforme sont organisées par le ministère, via les rectorats d’académies.

 

Les modalités sont très diverses : soit les collègues sont convoqués dans leur établissement, soit par vagues en bassins ; certaines formations ont déjà commencé ; d’autres sont prévues au printemps ; certaines sont prises sur les heures de cours, d’autres sur les vacances scolaires, mais partout les collègues s’interrogent sur les conséquences, des différentes attitudes qu’ils adopteront pour eux-mêmes.

 

Parce que les collègues souhaitent se mobiliser dans leur établissement mais qu’ils ne savent pas toujours sous quelle forme le faire, le SNCL-FAEN vous donne des informations ainsi que des conseils pour réagir aux différentes possibilités d’organisation mises en place par l’administration.

 

Merci de nous faire part de vos expériences, vos témoignages à cette adresse : sncl@wanadoo.fr

 

 

Le ministère prévoit entre 5 jours et 8 jours de formation (soit entre 10 et 16 demi-journées) pour tous les enseignants de collège.

 

L’objectif est de réduire au maximum l’impact de ces formations sur les heures de cours, donc de les placer en supplément du temps de travail hebdomadaire des professeurs.

 

Devant le peu d’enthousiasme et la difficulté à trouver des volontaires, le ministère fait une interprétation partiale des textes règlementaires destinée à contraindre les enseignants à accepter ces formations en les leur imposant.

 

  

 

Les modalités d’organisation sont diverses selon les établissements. La formation est imposée en dehors des horaires de service hebdomadaires

 

SNCL-FAEN : ceci n'est pas réglementaire. Il faut l’accord écrit de l’intéressé. Les collègues qui se verraient imposer un rôle de « formateur relais » peuvent le refuser.

 

  • La formation est imposée dans le cadre des deux demi-journées de pré-rentrée (seconde journée de prérentrée).

 

SNCL-FAEN : réglementaire mais ces deux demi-journées supplémentaires ne sont qu’une possibilité, pas une obligation (arrêté du 16 avril 2015 sur le nouveau calendrier). Il faut la refuser collectivement.

 

En cas d’absence, risque de perte d’1/30e du salaire.

 

NB : les actions de formation continue effectuées « sur instruction de l’administration » (avec ordre de mission) doivent être accomplies pendant le temps de service sauf accord écrit de l’intéressé. (Décret 2007-1470).

 

Si elles sont imposées par l’administration, il faut les désorganiser, bloquer leur bon déroulement par des rafales de questions, des arguments visant à « démonter » la réforme. Cette attitude écourte généralement la durée de la réunion.

 

  • La formation est imposée dans le cadre de la journée dite « de solidarité » (initialement appelée lundi de Pentecôte)

 

Cette journée n’est pas prévue pour de la formation mais pour « une réflexion sur le projet d’établissement ». C’est un détournement de l’objectif initial.

Elle est obligatoire.

 

En cas d’absence : risque de retrait d’1/30e du salaire.

 

NB : la tâche de l’administration sera d’autant plus difficile que la majorité (voire tous) des enseignants seront solidaires et unis dans leur refus.

 

Si l’administration impose cette formation dans ce cadre, il faut organiser la riposte (blocage etc...).

 

Dans ces conditions, les intimidations et pressions des chefs d’établissements peuvent être fortes. Par exemple, en cas de convocation avec lettre de mission, le refus peut exposer, selon l’administration au retrait d’1/30e du salaire pour service non fait.

 

 

Tableau récapitulatif des principales situations rencontrées (non exhaustif)

 

Temps de la formation

Caractère obligatoire ou pas

Stratégie conseillée par le SNCL-FAEN

Incidence financière

Tout ou partie des heures de cours

obligatoire

Demander à faire cours normalement ou s’y rendre et expliquer son opposition à la réforme

Absence =

1/30e du salaire

½ journée ou journée où on n’a pas cours mais des collègues ont cours

Techniquement non obligatoire mais difficile de refuser

S’y rendre – Expliquer son opposition à la réforme

En cas d’absence : équivalent à 1 jour de grève = retrait 1/30e

Mercredi après-midi, samedi matin, le soir, hors heures de cours

Non obligatoire sauf si l’une des 2 ½ journées est banalisée au niveau de l’académie

Dans ce cas, s’y rendre – Expliquer son opposition à la réforme

aucune

Sur les congés scolaires

 

 

Non obligatoire

Refuser de s’y rendre

aucune

Heure de cours banalisée sur ½ journée

obligatoire

Refuser d’y participer. Demander à faire cours normalement.

Sinon, s’y rendre et expliquer son opposition à la réforme

Absence = 1/30e

(dans ce cas recours possible au TA parce qu’il est demandé d’assurer l’accueil des élèves)

 

Si pas cours sur heures banalisées

Non obligatoire

Refuser d’y aller

Aucune (a priori)

 

NB : en REP+, le dispositif de pondération des heures d’enseignement ne peut être invoqué pour reprocher une absence dans le cadre de la formation à la réforme.

 

La pondération vise seulement à « favoriser le travail en équipe » et ne doit pas se traduire par une « comptabilisation ».

 

Comment organiser la riposte ?

 

Le SNCL-FAEN, vous propose les pistes suivantes (déjà expérimentées dans de nombreux établissements), mais vous pouvez en inventer d’autres…

 

 

  • Participer aux heures syndicales pour organiser la riposte de l’équipe éducative de l’établissement. Les collègues sont couverts par les préavis de grève journaliers déposés par les organisations au plan national.

  • lecture d’une motion au Conseil pédagogique et/ou au CA pour expliciter son refus      modèle de courrier ici

  • assister aux réunions avec un autocollant « non à la réforme »,

  • assister aux réunions habillé en noir (ou en survêtement si la réunion a lieu en lieu et place de l’UNSS),

  • poser les questions embarrassantes en rafales aux formateurs (chefs d’établissement, IPR...),

  • impliquer les parents dans la signature des motions,

  • tractage à l’extérieur de l’établissement,

  • banderole à l’extérieur de l’établissement,

  • courrier au recteur pour expliquer le refus de participer,

  • courrier au chef d’établissement...  courrier ici

     

    L’intersyndicale est bien consciente que désormais c’est de l’attitude des collègues dans chaque établissement que dépendra le succès de la riposte.

     

Une seule chose est sûre : dans les établissements où l’équipe éducative sera unie, solidaire et décidée l’administration aura de grandes difficultés à retirer des journées de salaires à tous les enseignants.