Home » Elections professionnelles 201 » Elections agrégés 2014 » Professeurs de CPGE : défendez-vous !

Professeurs de CPGE : défendez-vous !

Professeurs de CPGE : défendez-vous ! - SNCL-FAEN

C'est dans un climat d'incertitude que les professeurs de CPGE s'efforcent aujourd'hui de pratiquer leur métier, après les multiples attaques dont ils ont été les victimes, et dans la crainte de toutes celles encore à venir...

         Fin 2013, les syndicats censés représenter les professeurs de CPGE auprès du ministre de l'éducation nationale (FSU-SNES et SNALC) furent mis au courant, bien avant leur publication officielle, des mesures que celui-ci avait décidé de prendre contre ces professeurs. Et ils n'ont pas vraiment défendu la cause des CPGE avant cette publication. Pire, les représentants de ces syndicats dans le supérieur, comme ceux de la FSU(SNESUP), du SGEN et de l'UNSA, y dénigrent et y attaquent les collègues de CPGE à chaque fois qu'ils en ont l'occasion. 

        

Et Les attaques vont bien au-delà de ce qui s'est manifesté fin 2013 :

 

- de plus en plus de professeurs, spécialement ceux qui refusent de prolonger en CPGE la mise en œuvre des absurdités pédagogiques imposées à leurs collègues du second degré, sont l'objet de pressions et parfois de menaces de l'Inspection générale ;

 

- les chefs d'établissement s'immiscent de plus en plus dans ce qui doit par nature continuer à relever en propre des seuls professeurs de CPGE

 

- les professeurs de CPGE ont été privés par le changement du droit applicable de la majeure partie de leurs droits d'auteurs, 

 

- subrepticement, et à l'initiative des principaux syndicats d'enseignants-chercheurs (SNESUP-FSU, SGEN, UNSA, et autres organisations), le ministère s'emploie à placer progressivement les CPGE sous la tutelle des universités ; en laissant faire, les collègues de CPGE sont menacés, à court terme, de n'être plus des professeurs à part entière dans leurs classes, mais de simples délégués recrutés et révocables de façon arbitraire.

 

- l'affaissement du niveau au sortir du second degré menace, à terme, l'existence même des CPGE et le statut de leurs professeurs ; en entérinant cette baisse continue de niveau, voire en y contribuant, les autres principaux syndicats sont en train de saper irrémédiablement les fondations des CPGE

 

- L'administration demande constamment de s'adapter à des élèves qui n'ont pas été véritablement préparés à suivre des études supérieures. Et les collègues en poste en collège et en lycée qui tentent de maintenir un niveau d'exigence minimal le font contre leurs chefs d'établissement et leurs IPR et en subissent les conséquences.

 

Il est temps de renverser cette tendance, de ne pas attendre que les élèves soient sortis du système scolaire pour être enfin confrontés à de hautes exigences.